Solistes Européens, Luxembourg

Interview avec le flûtiste Imre Kovács, qui fait partie des SEL depuis bientôt 35 ans…

Pouvez-vous vous présenter brièvement : d’où venez-vous, où avez-vous étudié et où travaillez/vivez-vous actuellement ?

Je m’appelle Imre Kovács, je suis né en 1956 à Budapest et j’y vis depuis. Après avoir terminé mes études à l’Académie Liszt, je suis devenu membre de l’Orchestre Philharmonique National (d’Hongrie) à l’âge de 20 ans.
Depuis 37 ans, je suis également membre de la Philharmonie Haydn Hongroise, fondée par Adam Fischer.

L’orchestre célèbre son 35e anniversaire la saison prochaine et vous étiez déjà présent au tout premier concert ! Pouvez-vous nous parler un peu de ce que vous avez vécu avec les SEL en 35 ans ?

Le prédécesseur des SEL était un orchestre de chambre composé principalement de membres hongrois (Dall’Arco), fondé en 1985 par Jack Martin Händler (JMH). J’étais l’un de ces membres…

Nous avons donné de nombreux concerts en Europe, et à l’été ’89, nous nous sommes rencontrés à Ottobeuren avec Jean Wenandy, qui était un bon ami d’Eugène Prim : c’était le début du succès retentissant des SEL.

Des collègues tchèques et slovaques ont rejoint l’orchestre, ainsi que d’excellents instrumentistes à cordes que JMH connaissait à Moscou. Nous étions tous des musiciens d’orchestre expérimentés et nous avons donné dès le début des concerts inoubliables. Le nombre de membres est toujours resté constant, et si quelqu’un ne pouvait pas venir, il envoyait un remplaçant approprié.

Après 20 ans, JMH a été remplacé par Christoph König. Nous espérions pouvoir garder certains de nos anciens collègues dans l’orchestre, et nous y sommes parvenus. Nous avons continué avec le même enthousiasme, mais avec la différence importante que Christoph était désormais le chef : un excellent chef d’orchestre qui donne confiance à chaque concert et qui a une vision claire des pièces et de la musique.

J’ai eu le plaisir de travailler avec des artistes merveilleux au cours de toutes ces années avec les SEL : Rostropovitch, Mischa Maisky, Vadim Repin, Radu Lupu, Leonskaja, et je pourrais en citer beaucoup d’autres. Des souvenirs inoubliables, une carrière riche.

Qu’est-ce qui a changé en 35 ans avec les SEL et qu’est-ce qui est resté constant ?

Au cours des 20 premières années, nous avons principalement joué des œuvres populaires : Haydn, Mozart, Beethoven, mais au cours des 15 dernières années, nous avons commencé à interpréter de nombreuses raretés…

Il est toujours très agréable de jouer avec les SEL, car c’est comme dans un orchestre de festival : un groupe de musiciens excellents avec un chef d’orchestre exceptionnel et un soliste de renommée mondiale, qui créent ensemble un concert inoubliable en très peu de temps.

Tout le monde veut être présent au prochain concert et cet enthousiasme se ressent bien sûr sur scène. J’appelle cela le bonheur des musiciens.

Qu’est-ce qui, selon vous, rend cet orchestre spécial ?

Les SEL sont une histoire de succès : la volonté collective d’un groupe d’instrumentistes de différentes nationalités qui travaillent ensemble depuis 35 ans et apportent beaucoup de joie tant aux interprètes qu’aux auditeurs.

J’ai également le sentiment que l’orchestre a fortement influencé la vie musicale au Luxembourg au cours des dernières décennies.

Qu’espérez-vous pour l’avenir des SEL ?

Je suis convaincu que l’orchestre a un avenir brillant et je vais certainement le suivre : pour l’instant encore en tant que membre de l’orchestre et peut-être plus tard en tant qu’auditeur !

Je souhaite souligner que nous devons une grande reconnaissance à tous les acteurs (souvent dans l’ombre) qui ont joué un rôle essentiel dans la création de l’orchestre et qui ont veillé à notre pérennité au fil des années, notamment le conseil d’administration, la direction et l’administration de l’orchestre.

Je suis heureux de faire partie de la « famille SEL » depuis presque 35 ans !

Können Sie sich bitte kurz vorstellen: woher kommen Sie, wo haben Sie studiert und wo arbeiten/leben Sie jetzt?

Ich bin Imre Kovács, ich wurde 1956 in Budapest geboren und seitdem lebe ich dort. Nach meinem Abschluss an der Liszt-Akademie wurde ich im Alter von 20 Jahren Mitglied des Nationalen Philharmonischen Orchesters. Seit 37 Jahren bin ich auch Mitglied der Ungarischen Haydn-Philharmonie, die von Adam Fischer gegründet wurde.

 

Das Orchester feiert in der kommenden Saison seinen 35ten Geburtstag und Sie waren schon beim allerersten Konzert mit dabei! Können Sie uns ein bisschen erzählen, was Sie bei den SEL in 35 Jahren alles erlebt haben?

Der Vorgänger der SEL war ein Kammerorchester mit hauptsächlich ungarischen Mitgliedern (Dall’ Arco), das 1985 von Jack Martin Händler (JMH) gegründet wurde. Ich war eines dieser Mitglieder…

Wir gaben viele Konzerte in Europa, und im Sommer ’89 trafen wir uns in Ottobeuren mit Jean Wenandy, der ein guter Freund von Eugène Prim war: Das war der Beginn des durchschlagenden Erfolgs von SEL.

Es kamen tschechische und slowakische Kollegen hinzu, und hervorragende Streicher, die JMH aus Moskau kannte. Wir waren alle erfahrene Orchestermusiker, und gaben von Anfang an unvergessliche Konzerte.

Die Mitgliederzahl war stets konstant, und wenn jemand nicht kommen konnte, schickte er einen geeigneten Ersatz.

Nach 20 Jahren wurde JMH von Christoph König abgelöst. Wir hofften, einige unserer alten Kollegen im Orchester halten zu können, und das taten wir auch.
Wir machten mit demselben Enthusiasmus weiter, aber mit dem wichtigen Unterschied, dass Christoph nun der Chef war: ein hervorragender Dirigent, der einem in jedem Konzert Sicherheit gibt und der eine klare Vorstellung von den Stücken und der Musik hat.

Ich hatte das Vergnügen in all den Jahren bei den SEL mit wunderbaren Künstlern zusammen zu arbeiten: Rostropowitsch, Mischa Maisky, Vadim Repin, Radu Lupu, Leonskaja, und ich könnte noch viele andere aufzählen.

Unvergessliche Erinnerungen, ein reiches Berufsleben.

 

Was hat sich in 35 Jahren bei den SEL verändert und was ist immer gleich geblieben?

In den ersten 20 Jahren haben wir hauptsächlich populäre Werke gespielt: Haydn, Mozart, Beethoven, aber in den letzten 15 Jahren haben wir dann angefangen auch viele Raritäten aufzuführen…

Es macht nach wie vor sehr viel Spaß bei den SEL zu spielen, denn es ist wie bei einem Festivalorchester: eine Gruppe hervorragender Musiker mit einem ausgezeichneten Dirigenten und einem weltberühmten Solisten, die gemeinsam in sehr kurzer Zeit ein unvergessliches Konzert schaffen. Jeder will beim nächsten Konzert wieder mit dabei sein und diesen Enthusiasmus spürt man natürlich auch auf der Bühne. Ich nenne sowas Musikerglück.

 

Was ist in Ihren Augen das Besondere an diesem Orchester?

Die SEL sind eine Erfolgsgeschichte: der kollektive Wille einer Gruppe von Instrumentalisten verschiedener Nationalitäten, die seit 35 Jahren zusammenarbeiten und sowohl den Ausführenden als auch den Zuhörern sehr viel Freude bereiten.

Ich habe außerdem das Gefühl, dass das Orchester das Musikleben in Luxemburg in den letzten Jahrzehnten stark beeinflusst hat.

 

Was erhoffen Sie sich von den SEL in der Zukunft?

Ich bin vollkommen überzeugt davon, dass das Orchester eine glänzende Zukunft haben wird und ich werde sie auf jeden Fall verfolgen: momentan noch als Orchester-Mitglied und vielleicht später einmal als Zuhörer!

Ich möchte an dieser Stelle erwähnen, dass wir allen Akteuren, die eine wesentliche Rolle bei der Gründung des Orchesters gespielt haben und die über die Jahre hinweg für unsere Beständigkeit gesorgt haben, große Anerkennung schulden, insbesondere dem Vorstand, der Leitung und der Verwaltung des Orchesters.

Ich bin glücklich, seit fast 35 Jahren Teil der „SEL-Familie” zu sein!