Solistes Européens, Luxembourg

– DEUTSCH –

1. Sie treten nun Ihre 16. Saison als Chefdirigent der Solistes Européens, Luxembourg an. Wenn Sie auf diese Jahre zurückblicken: Was hat sich im Ensemble und in Ihrer gemeinsamen Arbeit verändert – und was ist bis heute unverändert geblieben?

Unverändert geblieben ist die Anteilnahme und Neugierde des Publikums, und das ist für uns ein ganz besonderer Ansporn. Auch hat es insbesondere in der letzten Zeit eine beträchtliche Verjüngung gegeben, aber über all die Jahre immer auch einen ganz besonderen Geist und eine ganz besondere Atmosphäre. Da existiert ein ganz eigener Zauber; ich kann den schwer in Worte fassen. Aber alle, die bei uns gespielt haben, berichten immer etwas Ähnliches. Das hat sich im Laufe der Zeit personell gewandelt, ist im Kern aber ganz gleich geblieben. Ich spüre immer, wie alle, die sonst in anderen Orchestern oder freischaffend arbeiten, sich aufeinander freuen und die Abwechslung von ihren sonstigen Verpflichtungen genießen.

2. Wie unterscheidet sich Ihre Arbeit mit den Solistes Européens, Luxembourg, die nur wenige Male pro Jahr in wechselnder Besetzung musizieren, von der Arbeit mit einem fest etablierten Orchester – und welche Chancen liegen gerade in diesem Modell?

Der Vorteil an unserem Modell ist, dass die frische und Neugier erhalten bleibt, und dass die Gefahr der Monotonie und Langeweile nicht existiert. Die Phasen, in denen wir für die gemeinsamen Proben zusammen kommen, sind relativ kurz. Umso mehr müssen wir dafür Sorge tragen, dass die Orchesterbesetzung möglichst homogen bleibt, sowohl kulturell als auch personell.

3. Welche persönlichen Höhepunkte verbinden Sie mit der kommenden Saison und worauf möchten Sie Ihr Publikum besonders neugierig/aufmerksam machen?

Ich freue mich besonders auf das Eröffnungskonzert am 22. September und auf die Zusammenarbeit mit Jean Muller sowie Marc Dostert und seinen Chören. Es ist jetzt schon eine geraume Zeit her, dass wir das letzte Mal mit einem Chor (Beethoven: Neunte Sinfonie) zusammen gearbeitet haben; die Atmosphäre und der Publikums-Zuspruch haben immer einen ganz besonderen Reiz.

Ich freue mich auch auf unser Abschluss-Konzert mit den Jussen-Brüdern, auf ihre unglaubliche Bühnenpräsenz sowie auf die Überraschung im zweiten Teil dieses Konzerts.

Und vielleicht darf ich drittens noch das Weihnachtskonzert erwähnen, wo ich mir einen lang gehegten Traum erfülle und wo wir einmal ganz tief in die Kitsch-Kiste greifen: mit extrem populären und eingängigen Werken von Leroy Anderson, aber auch Klassischem von Tschaikowsky sowie traditionellen Weihnachtsliedern und Christmas Carols in schönen Arrangements.

Lassen Sie sich überraschen! 😉

– FRANÇAIS –

1. Vous entamez désormais votre seizième saison en tant que directeur musical et chef principal des Solistes Européens, Luxembourg. En regardant ces années écoulées, qu’est-ce qui a changé au sein de l’ensemble et dans votre collaboration mutuelle — et qu’est-ce qui est resté inchangé jusqu’à aujourd’hui ?

    Ce qui est resté inchangé, c’est l’attention et la curiosité du public, qui nous motivent particulièrement. Il y a eu aussi, et surtout récemment, un considérable rajeunissement au sein de l’orchestre, mais au fil des années il persiste un esprit et une atmosphère très particuliers. Il existe une magie propre, difficile à décrire. Tous ceux qui ont joué chez nous en témoignent d’ailleurs généralement de la même manière. Si la composition a évolué, le cœur demeure identique. Je sens toujours que ceux qui, ailleurs, travaillent dans d’autres orchestres ou en freelance, se réjouissent les uns des autres et apprécient la variété qui vient rompre avec leurs obligations habituelles.

    2. En quoi votre travail avec les Solistes Européens, Luxembourg, qui se produisent seulement quelques fois par an avec une formation variable, diffère-t-il de celui d’un orchestre établi de manière permanente — et quelles opportunités recèle justement ce modèle ?

      L’avantage de notre modèle est que la fraîcheur et la curiosité restent vivaces, et que le risque de monotonie et d’ennui n’existe pas. Les phases de répétitions communes sont relativement courtes. Il faut donc veiller à ce que la formation de l’orchestre demeure aussi homogène que possible, tant sur le plan culturel que sur le plan personnel.

      3. Quels sont vos moments forts personnels pour la prochaine saison et sur quoi souhaitez-vous attirer particulièrement l’attention de votre public ?

        Je me réjouis tout particulièrement du concert d’ouverture le 22 septembre et de la collaboration avec Jean Muller et Marc Dostert ainsi que ses chœurs. Cela fait déjà longtemps que nous n’avons pas travaillé avec un chœur (Beethoven : Neuvième Symphonie); l’ambiance et le soutien du public exercent toujours un charme particulier.

        J’attends aussi avec impatience notre concert de clôture avec les frères Jussen, pour leur incroyable présence sur scène et pour la surprise dans la seconde partie de ce concert.

        Et peut-être puis-je ajouter — au troisième point — le concert de Noël, où je réalise un rêve de longue date et où nous puisons profondément dans le répertoire festif: des œuvres extrêmement populaires et accrocheuses de Leroy Anderson, mais aussi du classique de Tchaïkowski, ainsi que des chants de Noël traditionnels et des Christmas Carols dans de belles orchestrations.

        Laissez-vous surprendre ! 😉

        Anik SCHWALL
        Author: Anik SCHWALL